Iona en Chine pour une école d’été

Cet été, Iona, aujourd’hui élève ingénieure en 4e année, a été sélectionnée, avec 12 autres élèves de l’école, pour participer au programme d’été international « Water Disaster and Mitigation Under Climate Change » organisé à Hohai University à Nanjing, en Chine.

Ce séjour a été pour notre étudiante de 21 ans une formidable expérience humaine et formatrice.

Cette école d’été internationale organisée par l’Université Hohai, partenaire de Polytech Lille, portait sur la prévention des catastrophes liées à l’eau dans un contexte de changement climatique. 

Nos élèves ingénieurs ont ainsi pu travailler et échanger avec des étudiants et enseignants-chercheurs venus de France, de Chine, de Thaïlande, des États-Unis et de Norvège.

Au-delà des conférences, les activités de groupe, les visites et les moments partagés au quotidien ont créé une vraie dynamique collective. Cela m’a appris à confronter mes idées à d’autres points de vue, à m’adapter à des méthodes de travail variées, à renforcer ma pratique de l’anglais et à évoluer dans un environnement totalement international.

J’ai également découvert la Chine, à travers sa culture, sa gastronomie et ses paysages impressionnants. Cette immersion m’a permis de sortir de mes repères habituels.

En tant que future ingénieure en Instrumentation et Ingénierie d’Affaires, je suis convaincue que cette expérience me permettra, dans mon parcours professionnel, non seulement de mieux comprendre les urgences écologiques, mais aussi de collaborer efficacement avec des partenaires issus d’horizons très différents.

Je pourrai intégrer cette ouverture dans les projets techniques et industriels auxquels je prendrai part. »

Le mouvement Low-Tech

Dans un contexte où il est parfois difficile de faire la part entre vérité scientifique et opinion, la dynamique du lien formation – recherche – innovation s’appuyant sur les activités des enseignants chercheurs de l’école, nous vous proposons de les écouter avec ce podcast « L’ingénierie by Polytech »

Pour ce 4e épisode, nous avons demandé à un enseignant et un élève ingénieur de l’école de nous parler des Low-Tech.

« Les écoles d’ingénieurs nous forment en général à du « technosolutionnisme » c’est-à dire à répondre aux problèmes par plus de technologie… Or, la réflexion low-tech est autre : utilité, durabilité, accessibilité… » – Arthur

Nouveau parcours post-bac

Ce nouveau parcours innovant de formation post-baccalauréat de 3 ans a été conçu pour promouvoir l’égalité des chances, en particulier en direction des boursiers et des jeunes femmes, et ainsi favoriser la diversité des parcours.

Il est porté par le lycée César Baggio, l’ENSAIT (école d’ingénieurs textile), Polytech Lille et la Faculté des Sciences et Technologies.

C’est une formation exigeante tout comme les Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE) et s’adresse donc à des étudiants motivés souhaitant intégrer un cursus exigeant et pluridisciplinaire.

Le cursus, auquel le lycéen accède via Parcoursup, s’effectue en 3 ans entre le lycée César Baggio de Lille doté d’une classe préparatoire (CPGE) et l’université de Lille. 

A l’issue de sa validation, l’étudiant intégrera directement une école d’ingénieurs : l’ENSAIT ou Polytech Lille ou encore un master de la Faculté des sciences et technologies de l’Université de Lille.

PRISME, pour Parcours Renforcé en Ingénierie en et Sciences vers les Masters et Ecoles à Lille.

Journée Projets & Innovations

Edouard, ainsi que de nombreux élèves de l’école, est particulièrement investi depuis plusieurs semaines sur un événement ouvert au grand public qu’il nous présente.

Cette édition se déroulera à l’école le 26 mars après-midi.

« Chaque année dans l’école, tous les élèves, quelle que soit leur spécialité d’ingénieur ou leur année, s’investissent sur des projets concrets, réalisent des prototypes. Certains d’entre nous développent aussi des projets personnels…

On a eu envie de partager cela, d’abord pour nous et ensuite on s’est dit que ce serait sympa et motivant de les montrer au plus grand nombre. On a donc invité tous les élèves à participer, individuellement ou en équipe, qu’il s’agisse d’un projet réalisé dans le cadre du cursus ou alors personnel. »

Fabmanager au Fabricarium, Edouard a récemment co-organisé (le 12 février) un événement dédié au mouvement Low-Tech (écoutez le podcast avec Arthur dont nous vous parlons dans cette newsletter).

A cette occasion, de nombreux dispositifs de démonstration ont été développés et ils seront exposés le 26 mars : prototype de culture hors sol (hydroponie), prototype d’éolienne, un générateur d’électricité musculaire, un dispositif de recyclage de plastique…

L’école rejoint la SWE

C’est officiel ! L’école est désormais affiliée à l’association américaine Society of Women Engineers et c’est la 1ère école d’ingénieurs française à rejoindre l’association !

Sa très dynamique équipe est emmenée par Kaoutar El Bachiri, élève ingénieure en spécialité IOT & Cybersécurité.

Kaoutar a découvert, rencontré et rejoint cette prestigieuse association américaine l’été dernier aux Etats-Unis. Elle était alors en stage chez Vallourec North America, à Houston.

« SWE un réseau mondial qui soutient les femmes en ingénierie. Il regroupe 50 000 membres, organise des événements partout dans le monde et entretient un vrai esprit de communauté. Pour les étudiantes de l’école ce sont de belles opportunités de solidarité, d’échanges, de networking,… Valorisant pour un profil de future ingénieure. »

Il y a quelques semaines, Kaoutar était intervenante pour SWE pour une Inspiration Session : « Perspectives NextGen sur les carrières STEM ».

« Une première pour moi ! J’ai toujours été de l’autre côté de l’écran, assistant à ces séances en tant que spectatrice. Cette fois, c’est moi qui intervenais  et j’ai vraiment adoré cette expérience.

Ce fut un immense plaisir de partager mon point de vue en tant qu’étudiante en dernière année d’ingénierie sur des sujets qui façonnent notre avenir, comme l’impact de l’IA et des technologies émergentes sur nos perspectives de carrière. »

Un stage en Thailande

Baiya Phytopharm a pour objectif d’utiliser les plantes comme de véritables « usines biologiques » capables de produire des molécules d’intérêt scientifique via des procédés naturels.

Ces composés peuvent ensuite être extraits ou directement utilisés dans la fabrication de produits médicaux, tels que des vaccins ou d’autres solutions pharmaceutiques.

Salomé a rejoint l’équipe LC-MS spécialisée dans l’identification et la quantification de métabolites présents dans différents échantillons grâce à une technique appelée LC-MS (Liquid Chromatography–Mass Spectrometry).

« Mon travail consiste à réaliser les analyses nécessaires pour déterminer la nature et la concentration des composés étudiés. Cela commence par la préparation des échantillons sous forme liquide afin de les rendre compatibles avec l’appareil. Il faut également paramétrer la machine avec rigueur pour garantir la fiabilité des résultats.

Les données obtenues sont traitées à l’aide d’outils comme Excel et MetaboAnalyst afin d’interpréter les résultats et de les rendre exploitables pour nos clients.

L’équipe s’est révélée particulièrement bienveillante et pédagogue ce qui m’a permis de rapidement comprendre les méthodes de travail et de gagner progressivement en autonomie dans la gestion des projets. « 

« Je suis installée au cœur de l’université de Chulalongkorn et j’ai découvert un environnement où modernité et traditions cohabitent au quotidien.

En dehors du travail, j’aime explorer la ville, entre les temples impressionnants, les marchés animés et la street food omniprésente.

Ce qui me marque le plus c’est l’énergie de la ville et la bienveillance des habitants.

Le contraste avec la France est réel, tant dans le rythme de vie que dans la culture, mais c’est justement ce dépaysement qui rend l’expérience aussi enrichissante ! « 

Avec Spot, le robot-chien

Basil et Ronan sont tous les deux en spécialité Energie et Industrie du Futur et effectuent leur stage en binôme au sein du laboratoire de recherche CRIStAL (Université de Lille), partenaire de l’école.

Ils sont missionnés sur le projet FILDARIANE, financé par l’IRCICA, qui regroupe la Plateforme de Robotique Et Transports Intelligents de Lille (PRETIL) et le Pôle de compétences Interactions, Réalité Virtuelle et Images (PIRVI) du laboratoire CRIStAL ainsi que le pôle Systèmes Communicants (SIGMACOM) de l’IEMN.

« Notre objectif est de créer un robot « compagnon » pour suivre le robot-chien Spot dont la mission est de cartographier les carrières de Lezennes. Pour cette mission, il est impératif qu’il soit connecté en permanence à sa base.

On a donc prévu de créer un robot accompagnateur qui va poser des relais wifi afin que Spot soit toujours connecté.

Le robot-chien est le mieux adapté à cette mission car il est particulièrement à l’aise dans les environnements difficiles, il peut en effet s’adapter à tous les types de terrain, accidentés, glissants, aux environnements dangereux, sans lumière ou sans oxygène.

Donc, notre robot suivra Spot et une fois que celui-ci n’aura plus de connexion, il enverra l’info à notre robot qui déposera un module wifi. Il y a donc deux aspects dans ce projet, un aspect mécatronique et un autre logiciel.

Pour le moment, la seule chose qui ait été testée, c’est la faisabilité de la déambulation de Spot dans les carrières, mais il était accompagné d’un humain.

Le mois de la CREP !

Événement phare du mois de mai, depuis 12 ans, cette nouvelle édition de la Coupe Robotique des Écoles Primaires réunit cette année dans l’école 298 enfants de 12 écoles élémentaires. Dix de la métropole lilloise, une du Douaisis et une du Cambrésis.

Rendez-vous ce 7 mai à l’école pour la compétition !

Porté depuis 2014 par Polytech Lille et l’inspection de l’éducation nationale de Lille-Lambersart, ce dispositif a rassemblé, depuis 2014, près de 3 300 élèves d’écoles primaires qui ont appris à programmer un robot, coachés par des élèves ingénieurs Polytech lillois.

La rééducation par le jeu vidéo

Raphaël, élève ingénieur en spécialité Energie et Industrie du Futur, et Hugo en spécialité Instrumentation et ingénierie d’affaires travaillent actuellement sur un protopype de rééducation de la main qui a été sélectionné pour le Réadapt’athon 2026.

Cet hackathon innovant invite les élèves ingénieurs à relever le défi de l’innovation inclusive.

L’objectif ? Co-construire les solutions de demain pour les enfants et adultes en situation de handicap.

« En échangeant avec le centre de rééducation Pôle Espoir, à côté de notre école, nous avons fait le constat que la rééducation exige une énorme répétition (souvent 200 mouvements par jour).

L’ennui est tel que beaucoup de patients se découragent et abandonnent avant de retrouver toute leur mobilité.

Pour concevoir notre projet, nous nous sommes inspirés des nouvelles technologies médicales ludiques, comme les dispositifs connectés que ma mère utilise dans son cabinet de kinésithérapie. Comme Perifit, par exemple, qui est une sonde de rééducation du périnée connectée au téléphone qui permet de se rééduquer en jouant à des jeux vidéo.

Nous avons décidé d’appliquer cette approche par le jeu à la motricité fine des mains et des poignets. »

« Notre solution ? Un dispositif innovant, frugal et accessible… Dans un esprit « low-tech »*.
Pour concevoir un outil léger et peu coûteux, nous avons fait le choix de ne pas y intégrer d’écran ou de batterie lourde. Le patient utilise l’écran qu’il a déjà dans sa poche : son smartphone !

Notre système est composé de modules mécaniques (poignées rotatives, exercices d’ouverture des mains, boutons de pression). Il capte les mouvements de rééducation et les transmet en Bluetooth au téléphone. L’exercice médical devient alors la manette d’un jeu vidéo, stimulant la motivation du patient. »

Raphaël, qui est aussi fabmanager au fablab de l’école, y a prototypé leur dispositif. Avec Hugo, ils sont aujourd’hui fiers de présenter leur prototype #1. À l’avenir, ils prévoient de concevoir de nouveaux modules interchangeables pour adapter cette rééducation ludique à d’autres membres du corps. Mais dans un avenir plus proche, c’est en juin qu’ils présenteront leur dispositif innovant, avant peut être, s’il est sélectionné, une grande finale à Paris en septembre.

Un 1er prix pour Rebecca !

Notre élève ingénieure en génie civil, apprentie chez Leroy Merlin depuis le début de son cursus ingénieur, l’a fait et brillamment !
Monter sur scène, pitcher son parcours (en 180 secondes !) et convaincre le jury qui a décidé cette année de lui décerner le 1er Prix !

10 finalistes sélectionnés parmi 80 candidats sur la base d’une vidéo de présélection de 5 minutes et une finale accueillie à l’ENSAIT de Roubaix.

« Le 29 avril dernier, je montais sur scène pour la grande finale du concours “Mon apprentissage en 180 secondes” organisé par Formasup Hauts de France, mon centre d’apprentissage.  Aujourd’hui, je peux dire que j’en suis redescendue avec le 1er prix !

Honnêtement ? Je ne m’y attendais pas. Parce que partager une histoire aussi personnelle devant un jury, ça demande de s’exposer vraiment. Mais c’est exactement ce que l’apprentissage m’a appris : oser.
Je trouve le concept très pertinent car cette scène constitue un espace où les apprentis du supérieur peuvent faire entendre leur voix.

Je suis fière d’avoir représenté mon école et aussi Leroy Merlin sur cette scène. Et d’avoir pu montrer concrètement ce que l’apprentissage peut apporter : des responsabilités vraies, une formation solide, et une confiance qui se construit au quotidien.

L’apprentissage ne m’a pas seulement appris un métier. L’apprentissage m’a appris à sortir du cadre, à prendre ma place à oser. Et ça, ça n’a pas de prix. »